J22

Ma sœur Anne , ne vois-tu rien venir?…

Après une nuit d’insomnie pour Jérôme qui garde pour lui le mail reçu tard dans la soirée de notre agence qui a réservé les billets d’avion, qui explique que dans leurs premières tentatives de permutations de vols, elle ne trouve rien avant jeudi!!! je dors sur mes deux oreilles ou presque, quand même inquiète des répercussions sur le boulot…

Après un réveil en catastrophe à 10h, « la literie est confortable à l’Hilton », et un bon petit déjeuner « Le cuistot est un BON à l’Hilton », nous voilà repartis en taxi à l’aéroport. Aujourd’hui encore, c’est Beyrouth… les gens ont dormi à même le sol, sur des sacs de couchage distribués par les services de sécurité, d’autres tournent agards avec leur charriots, d’autres encore se sont assis où ils pouvaient, les quelques cafés existants (l’aérogare est relativement petite), sont bondés et les consommateurs sont installés de manière anarchique, sans consommer, d’ailleurs … Nous rejoignons cette populace tout aussi désarmés qu’elle.

Jérôme tente de trouver une solution auprès d’Emirates qui renvoie la balle à notre agence.. ça se mord la queue et avec le décalage horaire avec la France, il faut attendre une heure décente, 20h pour nous, pour pouvoir communiquer, sachant qu’on sera dimanche… Jérôme trouve des vols disponibles mardi ou mercredi mais sans le transfert de billets impossible à réserver pour nous! Nous prenons le temps de trouver un nouvel hébergement..

La pluie continue de tomber. D’autres Régions que celle d’Auckland sont encore en vigilance orange contre les inondations… On se trouve un appart Hôtel dans la banlieue sud à 20mn de l’aéroport, spacieux et super équipé, dans lequel on se sent bien plus à l’aise que dans les fastes de l’Hilton… Depuis le matin j’ai le genou droit bloqué : on a crapahuté, monté, descendu des pentes, des marches, fait du vélo, sans rien et là, une nuit dans un 4 étoiles, et je suis bloquée. Et qui pense encore que la psyché et le soma ne sont pas liés ???!!! L’après-midi se déroule à tenter d’en savoir plus sur internet: fil d’Ariane du ministère des affaires étrangères auquel on s’était abonné avant de partir, Emirates, web… Et on essaye de préparer une visite du centre-ville pour le lendemain…mettons du positif dans nos vies! Pendant le repas dans un petit boui boui indien (communauté importante ici, soit chauffeur de taxi, soit restaurateur, apparemment), où l’on mange super bien, alerte sur nos téléphones pour demain (notification+ alerte stridente) : déplacement fortement déconseillé, nuages d’orage au programme ! Et ça continue.

Sœur Anna, ma sœur Anne, ne vois tu pas venir un avion?

Non pas encore….